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Agnès MAEMBLE, Body Art Athlètes de Rue : The Challenger Body Art Athlètes de Rue  Street Workout est l’expression du dépassement de soi et de la découverte de soi »

Interview d'Agnès MAEMBLE, Body Art Athlètes de Rue : The Challenger Body Art Athlètes de Rue

Body Art Athlètes de Rue, dont Pro Urba est partenaire, organise ce samedi 24 juin la 6e édition de la compétition « The Challenger », sur les berges du Rhône à Lyon, en contrebas du pont de la Guillotière (au niveau du skatepark). Un événement devenu incontournable dans l’univers du Street Workout, littéralement « entraînement de rue », un sport à mi-chemin entre la gymnastique et la musculation. L’occasion de donner la parole à Agnès Maemble, la présidente de Body Art Athlètes de Rue…

Pouvez-vous nous présenter l’événement ?

Agnès Maemblé : Environ 50 d’athlètes, tous membres de l’association, sont attendus des 4 coins de la France pour participer à cette compétition de Street Workout. Il y aura des épreuves de force le matin (max tractions, max dips, max pompes…)  et de freestyle l’après-midi.
Compétition 100% Body Art Athlètes de Rue, les membres du jury sélectionnés sont les athlètes qui nous ont ramenés d’incroyables podiums dans cette discipline comme :
- Remy Gresteau, 3ème à la coupe du monde à Moscou (2015), 3ème à la coupe du monde à Pékin (2016),
- Cédric Douge, 3ème à la coupe du monde à Oslo (2014), 2ème au battle international de Cologne (2016),
 -Piétro Balduini, 1er au battle international de Massy (2017), 1er au battle international Freestyle Survivor (2016).
L’événement est gratuit, tout le monde peut venir voir la compétition et découvrir notre sport. Nous espérons que cela donnera envie au plus grand nombre de nous rejoindre chaque dimanche matin !

Aider les jeunes à faire du sport autrement et partager des valeurs essentielles

Comment est née l’association Body Art Athlètes de Rue ?

Agnès Maemblé : J’ai toujours été passionnée de sport, j’étais notamment coach de Hip Hop. J’ai un jour proposé à mes élèves d’aller s’entraîner en extérieur. Les résultats ont été incroyables, bien meilleurs qu’en salle.
De là est née l’idée, en 2011, d’aider les jeunes à faire du sport autrement : s’entraîner en extérieur et en utilisant les équipements mis gratuitement à la disposition du public. Je leur ai donc donné rendez-vous chaque dimanche matin sur les berges du Rhône. Et puis j’ai réalisé une vidéo de présentation avec des mouvements en musique et l’ai postée sur les réseaux sociaux. Elle a fait le buzz ! Depuis, de plus en plus de gens viennent s’entraîner avec nous. Quel que soit leur âge (notre doyenne a 71 ans), leur couleur ou leur religion. La seule obligation est de respecter les valeurs de l’association : le « vivre ensemble » par l’unité et le respect d’autrui, l’exemplarité par le dépassement de soi, le travail et la volonté, le partage par l’entre aide, la convivialité et l’amusement.

On voit de plus en plus de gens faire du sport en utilisant les aménagements urbains, d’où vient cette tendance ?

Agnès Maemblé : Body Art Athlètes de Rue est précurseur en France de ce mouvement sportif grâce au Street Workout. Nous avons su imposer notre touche, notre style et cela a créé un élan, un cercle vertueux.
Au-delà, je pense que les gens recherchent aujourd’hui une liberté et la retrouvent dans l’entraînement en extérieur. Liberté financière bien évidemment puisque l’utilisation des équipements est totalement gratuite mais surtout liberté d’aller s’entraîner où ils veulent et quand ils le veulent. Notre discipline, par exemple,  amène tellement à se dépasser soi-même que vous verrez beaucoup d’athlètes s’entraîner malgré la pluie, le vent,  la neige ou même des températures inférieures à 0 ! Ils apprennent ainsi à se découvrir, à tester leurs capacités mentales et leur volonté ! Et contrairement aux idées reçues, nos jeunes n’ont pas envie d’être couvés ou dorlotés. Ce qu’ils veulent, c’est de la rigueur et un cadre.

Les villes et collectivités ont-elles pris conscience de cette tendance et s’y adaptent-elles ?

Agnès Maemblé : Elles essayent effectivement en mettant de plus en plus de parcs de Street Workout à la disposition de leurs administrés. Elles bénéficient d’ailleurs de nombreuses aides de la part de l’état pour les aider dans cette volonté de créer du lien (notamment les subventions du CNDS dans le cadre du Plan Héritage 2024).
Malheureusement beaucoup d’entre elles restent encore dans l’observation car elles craignent le « feu de paille » et d’autres misent sur des équipements peu adaptés à la pratique du Street Workout voire même très peu sécuritaires. Lors de plusieurs compétitions, j’ai pu observer mes athlètes ou d’autres tordre et casser des barres rien qu’en effectuant les mouvements basiques de la discipline ! Doit-on attendre un accident plus sérieux pour se rendre compte de l’importance d’un équipement de qualité ?

J’aime l’état d’esprit de PRO URBA qui privilégie la qualité et la sécurité avant tout

Est-ce pour cela que vous avez souhaité travailler avec Pro Urba ?

Agnès Maemblé : Oui, je travaille avec Pro Urba depuis 2012 et reconnais que c’est une société sérieuse qui privilégie la qualité et la sécurité avant tout. J’aime cet état d’esprit ! Nous avons tout de suite eu un vrai échange et de là est née l’idée de créer une gamme d’agrès dédiée au Street Workout. Cette gamme a été conçue en étroite collaboration avec les athlètes de Body Art Athlètes de Rue et après une étude exhaustive des mouvements et postures réalisés. Dimensions des structures, diamètres et épaisseurs des barres, tout a été étudié pour répondre aux besoins spécifiques et exigences techniques de la discipline. Et surtout, elle répond à la norme des modules fixes d’entraînement physique de plein air NF EN 16630.
Nous avons depuis posé de nombreux parcs de street workout en France et plus particulièrement sur la région lyonnaise, puisqu’à ce jour nous en comptons 5 rien que sur la ville de Vaulx-en-Velin !